Au Portugal , tous les magasins , toutes les grandes enseignes, toutes les grandes surfaces sont ouvertes tous les jours, dimanche et jours fériés inclus sans interruption de 8h30 à 21h.

Le taux de chômage à 5% est l’un des plus bas de la zone euro. L’indemnité représente 65 % du salaire et oscille de 617 à 1350 euros MAXIMUM . Elle sera versée à condition que le chômeur ait travaillé au moins 360 jours dans les deux dernières années.
Nous avons été étonné de constater l’affluence des familles le dimanche apres-midi, pour une sortie dominicale qui place presque sans aucun doute ce jour là comme le plus gros chiffre d’affaire de la semaine.
En pratique, seuls, le dimanche de Pâques et le jour de Noel sont réellement chômés. Lors de ces deux événements catholiques, TOUT EST FERMÉ. Le premier mai est férié pour la fête du travail, et tout sera ouvert…
Les salariés qui travaillent ces jours là voient leur salaire augmenter. C’est d’une logique implacable et il semble que ce soit un complément bienvenu sur lequel les volontaires ne veulent en aucun cas revenir.
En France, en 1947, il y a environ 80 ans le premier mai était inscrit dans le code du travail comme OBLIGATOIREMENT férié chômé. C’est la loi… LA LOI
Nos dirigeants, Le cornichon en tête, ont dans un élan printanier , envisagé de légiférer afin de modifier ce code mis en place à partir des années 30 pour autoriser des adultes consentants à se trouver derrière un comptoir ou sortir le pain du four…
Seulement voilà, que nenni, le 13 avril dernier , un sommet réunissant les organisations syndicales à Matignon a officiellement mis fin à cette idée. En deux heures tout était plié , les syndicats pourtant très peu représentatifs (8,4%des salariés) ont obtenu l’abandon du projet.

Autrement dit, dans un pays au bord du gouffre, malgré une évolution évidente du travail depuis les années 30, lorsque des adultes volontaires décideraient d’aller en entreprise produire la richesse pourtant jamais suffisante, une minorité collectiviste réussit à annuler l’idée au nom du saint totem idéologique.
Que dire du fleuriste qui comme tous les indépendants croule sous les taxes et prélèvements avec l’interdiction totale de faire travailler un salarié ce jour là, qui verra fleurir des stands de vente de muguet ToutoblackSA.
Que dire des agents de l’état qui contrôleront ce même jour aux frais des entreprises susdites les vilains resquilleurs , adultes, consentants, désireux de produire la richesse.
Que dire des chaînes internationales comme Starbuck, marchand de café fiscalement domicilié à l’étranger bénéficiant d’une dérogation autorisant l’ouverture et les salariés.
Non vraiment, je ne m’y fais pas, la bien-pensance minoritaire hurlant le recul social, la perte des acquis des générations passées BLA BLA BLA alors que le fonctionnement du pays à credit n’aura échappé à personne en particulier au gouvernement qui préférera sans doute contempler le gouffre qui s’installe…

Une fois encore, la question n’étant pas de savoir si l’effondrement va survenir , mais QUAND…